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mercredi 6 mai 2020

Pink Floyd - Dernière période: de 1975 à 2014

Pink Floyd


Pink Floyd



Avec ce troisième article sur le groupe Pink Floyd se termine la saga du groupe.


1975 - Wish you were here



Après l'apogée que représentait "The Dark Side of the Moon", on aurait pu craindre le pire, il n'en fut rien. Le groupe Pink Floyd était loin d'avoir tout dit. La preuve en est l'album "Wish you were here" qui est une confirmation du talent du groupe, puisqu'il faut bien avouer que tous les titres de cet album sont d'un grand niveau.

A commencer par la suite "Shine on you Crazy Diamond" qui est un hommage rendu à Syd Barrett, qui d'ailleurs rend une visite émouvante aux membres du groupe pendant l'enregistrement. La suite est composée de deux morceaux de 13 minutes chacun qui débutent et terminent l'album.

Pour ce morceau, j'ai choisi l'excellente version donnée lors du nouveau concert de David Gilmour à Pompeii en 2016:



De même, il est impossible de ne pas mentionner le morceau éponyme, dont voici une version acoustique donnée par David Gilmour. Une chanson très émouvante sur l'absence:



1977 - Animals



L'album suivant du groupe, Animals, est inspiré du livre de George Orwell "La Ferme des Animaux" qui est une critique acerbe de la société qui se divise en porcs ("Pigs") qui dirigent la société de manière cynique, en chiens ("Dogs") qui exécutent les ordres de la classe dirigeante et en moutons ("Sheep") qui désignent l'ensemble du troupeau humain qui suit docilement les règles.

J'ai choisi en extrait le morceau "Pigs on the wing (part one)" tiré de l'album:



Ensuite, le morceau "Sheep" tiré d'un live de 2006 de Roger Waters, une mention particulière pour le riff de guitare utilisé à la fin du morceau:



1979 - The Wall



En 1979, le groupe sort un nouveau chef-d'oeuvre. Il est la réalisation de Roger Waters qui en a eu l'idée suite à un concert au Canada: Roger Waters a trouvé le public indiscipliné et bruyant et il imagine une histoire où le héros s'isole du monde extérieur et construit un mur autour de lui.

Cet album marque un nouvel apogée du groupe, et de fait il s'agit du double album le plus vendu au monde, et d'un des concept-albums les plus aboutis de l'histoire du rock.

Il marque aussi une période de tensions croissantes à l'intérieur du groupe, Roger Waters monopolisant la réalisation de quasiment tous les titres de l'album. 

Il s'agit d'un album assez sombre, mais il est d'une telle richesse: des mélodies, des harmonies, des thèmes musicaux, des ambiances, passant de chansons très calmes à des passages endiablés. En outre, la représentation sur scène de "The Wall" nécessitera une logistique absolument sans précédent qui coûtera beaucoup aux membres du groupe.

Il serait tentant de recommander aux amateurs l'intégralité de l'album de manière à profiter non seulement de sa beauté mais également de pouvoir suivre l'histoire de Pink.

Mais je me suis contenté de faire une sélection de quelques incontournables.

A commencer par le titre qui atteint le numéro 1 en tant que single: "Another brick in the Wall part 2", j'ai choisi la version du concert PULSE donné en 1994:



Ensuite, j'ai sélectionné le morceau "Confortably Numb" pour son fabuleux solo de guitare. J'ai choisi la version du Live 8 où on retrouve Roger Waters sur scène avec le reste du groupe:



Enfin, un morceau endiablé: "Run like Hell" tiré du concert "Delicate Sound Of Thunder": 




1983 - The Final Cut


Cet album mérite bien son nom. En effet, il s'agit du dernier album avant le départ de Roger Waters du groupe, et à nouveau d'une réalisation totale de ce dernier. Il s'agit d'un album sombre où Roger Waters évoque la douleur de l'absence de son père tué lors de la seconde guerre mondiale, et constitue une critique acerbe de la politique britannique en pleine guerre des Malouines.

J'ai tout d'abord sélectionné le titre "Paranoid Eyes" interprété par Roger Waters, une ballade mélancolique:



Et le morceau "Two Suns in the Sunset", une chanson à la poésie sombre et triste, qui finit par les paroles suivantes:

Finally, I understand the feelings of the few. Ashes and diamonds Foe and friend We were all equal in the end.

Suivies par un solo de saxophone:



1987 - A Momentary Lapse of Reason



Après le départ de Roger Waters, on aurait pu craindre que le groupe Pink Floyd s'arrête, mais il n'en fut rien. Commence alors l'ère Gilmour.

Avec Nick Mason, il réalise un nouvel album, bientôt rejoints par Richard Wright.

De cet album se distinguent les titres "Learning to Fly", dont voici une prestation lors du concert PULSE de 1994:



et "On the Turning Away", avec une vidéo de 1988:



1994 - The Division Bell



En 1994 sort ce nouvel album qui confirme le renouveau du groupe, c'est un succès à la fois commercial et critique. On notera l'apport important aux paroles de Polly Samson, la femme de Gilmour qui cosigne sept titres sur onze.

Extrait de cet album, voici tout d'abord le titre "Take It Back":


Ensuite, voici "High Hopes" qui est certainement le meilleur morceau de cette époque, avec ses fameuses cloches:



2014 - The Endless River



Il faut attendre 20 ans pour l'album suivant: "The Endless River". Il comprend des morceaux que Pink Floyd a enregistrés en 1969 et en 1993 et plus tard. The Endless River connaît un énorme succès malgré des critiques mitigées et devient disque d'or dans de nombreux pays dès la première semaine. Il est dédié au claviériste Richard Wright, mort le 15 septembre 2008.

Il s'agit de ma première déception de la part du groupe, car c'est ni plus ni moins qu'un album d'ambient dans lequel on entend de longues tenues de notes statiques qui ne débouchent sur rien ...

Les seuls morceaux qui surnagent sont "Allons-Y", dans lequel on retrouve un rythme à la "Run Like Hell":



Et "Nervana", morceau rythmé avec un bon riff de guitare:



En 2015, David Gilmour annonce la fin de Pink Floyd. 

Celui-ci continue néanmoins sa carrière solo.


mardi 5 mai 2020

Pink Floyd - The Dark Side of the Moon


Pink Floyd

Pink Floyd - The Dark Side of the Moon


Le groupe Pink Floyd sort cet album en 1973. Les musiciens du groupe l’ont rôdé de nombreux mois en concert avant de le sortir. Ils se sont servi de techniques rares à l’époque telles que l’utilisation de synthétiseurs analogiques et un enregistrement sur 16 pistes. L’ingénieur du son était Alan Parsons et il fut un des premiers expérimentateurs de la quadriphonie.

Cet album est la troisième meilleure vente de tous les temps : entre 45 et 50 millions d’exemplaires ont été vendu.

La pochette a été réalisée par Storm Thorgerson, le fameux fondateur du studio d’art graphique Hipgnosis, qui a également réalisé des pochettes pour Peter Gabriel, Led Zeppelin ou Genesis.

La pochette représente un prisme qui sépare les couleurs, mais métaphoriquement, il sépare les thèmes de la condition humaine explorés par le groupe : le temps, l’argent, la vieillesse, la guerre, la folie et la mort.

Un des thèmes principaux de l’album est la folie, suite aux problèmes mentaux rencontrés par Syd Barrett, qui fut chanteur, guitariste et un des principaux compositeurs du groupe à sa création. « The Dark Side of the Moon » n’est pas le côté obscur de la lune au sens astronomique du terme, mais bien plutôt le côté obscur de l’homme lunatique qui le conduit à la folie.


Speak to me

Le premier morceau, « Speak to me », est un battement de coeur, suivi d’un bruit de réveil, puis des paroles, un rire sardonique un peu fou, des bruits de pièces qui tombent et un bruit mécanique répétitif et angoissant. En fait, plein de bruits qui vont intervenir dans les autres morceaux de l’album. Le tableau est dressé.


Breathe

Ensuite, « Breathe » démarre par un cri dément, suivi par un rythme lent des guitares. Relativement calme, le morceau dégage une certaine sérénité. Respirez, creusez des trous, travaillez encore et toujours jusqu’à la tombe. La sérénité n’est qu’apparente.


On the Run

« On the Run » fait appel aux bruits électroniques : une sorte de moniteur cardiaque se transforme peu à peu en machine industrielle, voire en bolide fonçant sur une autoroute futuriste qui rappelle le morceau « Autobahn » de Kraftwerk. Saturation des sons. Boucle qui se répète à l’infini. Rire dément déformé. Bruit d’avion et d’explosions.





Time

On passe à « Time » ... Le temps est marqué par cette symphonie de réveils qui sonnent tous à la fois, la dernière horloge évoque un clavecin. Les battements de coeur reviennent, ponctués par des interventions dans le grave des guitares et claviers. Le clavier joue également des notes cristallines qui évoquent un célesta. On entend des percussions avant l’arrivée du thème chanté. Cette chanson m’évoque les montres molles de Dali, en particulier la « Montre molle au moment de la première explosion ». 



Le temps passe, inexorable, jusqu’à la dernière heure, celle qui tue, celle qui fait tout exploser. Qu’y a-t-il après le temps ?




The Great Gig in the Sky

« The Great Gig in the Sky » : le grand concert dans le ciel. Le groupe a demandé à une chanteuse, Clare Torry, de réaliser une improvisation vocale en pensant à l’horreur, à la mort. Sur un accompagnement sobre du piano, la chanteuse déclame sa plainte, ponctuée par un homme qui parle et dit : "je n’ai pas peur de la mort, il faut bien partir un jour."




Money

« Money », l’argent : cette chanson critique notre monde consumériste : « Money, get away » (« Argent, va-t-en »). On entend le bruit des pièces qui tombent, cela fait penser à une sorte de casino infernal. Rythme obsédant et répétitif, suivi d’une intervention d’un saxophone interprété par Dick Parry. Vers le milieu du morceau apparaissent les interventions stridentes de la guitare de David Gilmour, puis le morceau devient réellement progressif avec le développement du thème. Peut-être la plus belle chanson rock de tous les temps !





Us and Them

« Us and Them » : une chanson sur l’absurdité de la guerre. Nous et eux, nous sommes après tout des gens ordinaires, on ne sais plus qui est qui ... Le premier rang est tombé, on ne connaît même pas la raison du conflit ...




Any colour you like

« Any colour you like » : morceau instrumental utilisant les ressources du synthétiseur VCS3 alimenté par une longue bande magnétique en boucle. Le solo est assuré par deux guitares.


Brain Damage

« Brain Damage » : dommage cérébral. Le fou est dans ma tête. Il y a quelqu’un dans ma tête mais ce n’est pas moi. Et si ta tête cède sous le poids des pressentiments sombres, je te reverrai sur le côté obscur de la lune.



Eclipse

« Eclipse » : Le soleil est éclipsé par la lune. Faut-il comprendre que toutes nos actions sont vaines ? Retour du battement de cœur ... la boucle est bouclée.



Suite et fin dans le prochain article consacré à Pink Floyd.



Pink Floyd - Première période: de 1965 à 1972

Pink Floyd


Pink Floyd


Le groupe britannique Pink Floyd est créé en 1965 par Syd Barrett (guitare), Roger Waters (basse), Nick Mason (batterie) et Richard Wright (claviers). Après avoir réalisé un premier album au style psychédélique, ils se tournent ensuite vers le rock progressif, genre dans lequel ils sont considérés comme des pionniers, et comme un des plus importants représentants du genre, introduisant de longues compositions à la musique planante et à la guitare envoûtante, tout de suite reconnaissable.

Contrairement à une légende tenace le nom "Pink Floyd" ne signifie pas "Flamand Rose" comme on le croit souvent. En effet, en anglais flamand rose se traduit par "pink flamingo". Le nom du groupe provient de deux artistes de blues qui étaient appréciés de Syd Barrett: Pink Anderson et Floyd Council.

Au tout début de leur carrière, le leader du groupe et compositeur principal est Syd Barrett. Mais celui-ci, à cause de sa consommation excessive de drogues, en particulier le LSD, devient vite ingérable et les autres membres du groupe cherchent un autre guitariste pour suppléer à ses carences. Ils finissent par sélectionner un ami d'enfance de Syd Barrett, et c'est ainsi que David Gilmour rejoint le groupe.

J'ai constitué une anthologie du groupe Pink Floyd, composée dans un premier lieu d'une sélection chronologique, depuis les premiers titres psychédéliques de 1967 jusqu'au dernier album "The Endless River" sorti en 2014. 

Ensuite, j'ai sélectionné quelques morceaux moins connus extraits de compilations. 

La partie suivante est constituée de titres d'albums solos de Syd Barrett, Nick Mason, Richard Wright, Roger Waters et David Gilmour. 

Le dernier titre de Gilmour "The Girl in the Yellow Dress" est jazzy et permet de faire la transition vers les albums tributes et une version jazz de Money. 

Ensuite on peut entendre l'excellent groupe de rock progressif allemand RPWL qui a rendu hommage au groupe Pink Floyd sur plusieurs albums, les DJs américains de Pink Floyd Floydhead produisent un album tribute étonnant "The Floydian Propulsion Project" (2003), le célèbre claviériste Rick Wakeman réinterprète Pink Floyd et on termine par l'album "Re-building the Wall" par une groupe d'artistes variés.

Voici les liens vers la playlist intitulée: Pink Floyd, le groupe, les albums solos, les tributes.

Spotify:
Qobuz:
Apple Music:
Deezer:


Pour les articles, j'ai découpé la carrière du groupe en trois périodes:
  • de 1965 à 1972
  • 1973: sortie de l'album mythique "The Dark Side of the Moon"
  • de 1974 à 2014
Le groupe Pink Floyd fait partie des groupes les plus célèbres du rock progressif avec des groupes comme Genesis ou Yes. Ils ont sorti une discographie très riche et variée. J'ai choisi de faire une sélection de mes morceaux préférés pour chaque album.

1967 - The Early Singles


Il ne s'agit pas à proprement parlé du premier album du groupe, mais bien plutôt d'une compilation des premiers singles typiques de leur période psychédélique placée sous la direction du guitariste et compositeur Syd Barrett.

J'ai choisi les deux singles qui lancent véritablement le groupe.

Tout d'abord, "Arnold Layne", une chanson qui parle d'un travesti dont le passe-temps préféré est de voler les vêtements et les sous-vêtements des femmes sur les cordes à linge. Voici le clip original:


L'autre single important de l'époque est "See Emily Play". A noter que ce titre sera repris par David Bowie en 1973 dans son album "Pin Ups". 



1967 - The Piper at the Gates of Dawn


Voici le premier album studio du groupe. Le disque est largement dominé par les compositions de Syd Barrett, qui évoquent des thèmes de science-fiction (Astronomy Domine, Interstellar Overdrive) ou des contes de fées (Matilda Mother, The Gnome).

J'ai sélectionné le titre "Astronomy Domine", car même si on est encore dans le rock psychédélique, ce titre annonce déjà l'évolution du groupe vers des compositions longues et ambitieuses, un morceau déjà en avance sur son époque:



L'autre titre, très original, extrait de cet album est "Interstellar Overdrive", un morceau d'une grande modernité, presque avant-gardiste:


Anecdote: Un tel morceau ne pouvait pas laisser indifférent un autre musicien qui a toujours été à l'avant-garde du rock, il s'agit de Frank Zappa. Ce que l'on sait moins c'est qu'il est monté sur scène avec Pink Floyd lors d'un festival à Amougies en Belgique en 1969 pour interpréter une version hallucinée de ce titre. 

En voici un témoignage passionnant, même si la qualité de la vidéo n'est pas extraordinaire:




1968 - A Saucerful of Secrets



Si Barrett avait été la cheville ouvrière du premier album, ce n'est plus le cas du second. Suite à son abus de drogues et à son état mental qui ne lui permettent plus de se produire sur scène, il est peu à peu remplacé par David Gilmour. 

Il est officiellement exclus du groupe en 1968, et lorsque sort ce deuxième album il n'y a plus qu'une seule composition de Syd Barrett sur le disque. Roger Waters et Richard Wright ont pris le relais de la composition des titres. 

Comme il était impossible pour eux de faire mieux que le premier album dans le style psychédélique, ils amorcent dans ce second album une transition vers le rock progressif.

Parmi les titres marquants de cet album, j'ai tout d'abord sélectionné "Set the Controls for the Heart of the Sun".  J'ai choisi la vidéo extraite du concert "Live at Pompeii" qui pour moi est le sommet de cette première période du groupe. La partie de batterie de Nick Mason sur ce titre est un véritable morceau d'anthologie:



Le titre le plus avant-gardiste de l'album est certainement "A Saucerful of Secrets". Il en existe une version alternative sur le "Live at Pompeii", dans cette version on entend les longues tenues à l'orgue de Richard Wright, typiques du style planant du groupe:



1969 - More



Ensuite, le groupe réalise la musique du film "More" de Barbet Schroeder. Le film met en scène l'aventure d'un jeune Allemand, Stefan, qui découvre les plaisirs mais aussi l'enfer de la drogue grâce à une américaine.

J'ai choisi la chanson "The Nile Song", un des rares exemples de titre hard rock chez Pink Floyd:



Une ambiance toute différente pour le titre "Cymbaline" chanté par David Gilmour, une ballade planante:




1969 - Ummagumma



L'album suivant est un double album. Le premier disque est un album live qui reprend des titres des albums précédents mais en versions allongées. 

Quant au second disque il permet à chacun des quatre membres du groupe de réaliser une oeuvre personnelle: Sysyphus pour Richard Wright, pour Roger Waters la ballade pastorale Grantchester Meadows et le collage sonore au titre étonnant: "Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Grooving with a Pict", David Gilmour livre la chanson "The Narrow Way". Enfin, le batteur Nick Mason fournit un instrumental également en trois parties, The Grand Vizier's Garden Party, constitué d'un solo de batterie et de percussions diverses, encadré par des airs de flûte joués par son épouse Lindy.

A noter, la pochette de l'album qui est une mise en abîme, la même image se répétant encore et encore. Pour l'anecdote, la pochette du vinyle remplaçait l'image qui se répète par la pochette de "A Saucerful of Secrets" à la cinquième itération, alors que sur le CD, l'image continue de se répéter. 

De la partie live, j'ai sélectionné l'excellent "Careful with that Axe, Eugene". En vidéo, j'ai à nouveau choisi un extrait du "Live at Pompeii", le morceau est célèbre pour les hurlements de Roger Waters:


Voici, la ballade de Roger Waters Grantchester Meadows:


Enfin, j'ai sélectionné le chanson de David Gilmour The Narrow Way:



1970 - Atom Heart Mother


En 1970, Pink Floyd sort son fameux "album à la vache". Cet album est composé d'une suite de plus de 23 minutes, typique du rock progressif, qui s'intitule "Atom Heart Mother". Il semble que ce titre ait été choisi en hommage à une femme ayant un pacemaker marchant à l'énergie atomique !

¨Pour l'anecdote, la vache qui a servi de modèle s'appelait Lulubelle III.

La suite "Atom Heart Mother" est ambitieuse et occupe un face entière de vinyle. Elle fait appel à une orchestre symphonique et à des chœurs. Le thème principal est très réussi, ce morceau hisse Pink Floyd à un niveau rarement atteint par un groupe de rock:




1971 - Meddle



Avec Meddle, on commence à atteindre la pleine maturité du groupe avec des titres comme "One of these Days" et la suite de plus de 23 minutes "Echoes".

A noter que la pochette a été réalisée par Storm Thorgerson du collectif Hipgnosis (qui fera plusieurs pochettes pour Pink Floyd). Elle représente l'intérieur d'un oreille humaine, qui reçoit des ondes sonores représentées par des cercles concentriques.

J'ai bien évidemment sélectionné "One of these Days", extrait du concert PULSE de 1994, ce morceau est extraordinaire par la pulsation générée par la basse:


Et voici la première partie de "Echoes", tirée du fabuleux "Live at Pompeii", je suis toujours resté scotché par la "montagne" d'amplis dans la perspective de l'amphithéâtre, et la superbe mélodie chantée par Richard Wright et David Gilmour:




1972 - Obscured by Clouds



Cet album est la bande originale du film "La Vallée" de Barbet Schroeder. C'est le dernier pas avant l'apogée que constituera l'album suivant "The Dark Side of the Moon". C'est peut-être la raison pour laquelle cet album est souvent éclipsé. Même s'il ne se hisse pas au niveau de Meddle, il y a des morceaux fort intéressants dans cet album.

Je commence par le titre éponyme qui est marqué par les nappes de synthétiseurs dans le grave et les notes stridentes de la guitare. Un morceau très bien produit et mixé:



J'ai ensuite retenu la ballade planante "Burning Bridges":




La suite sera dans le prochain article: Pink Floyd - The Dark Side of the Moon.